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Ils étaient plus de mille quatre cents.
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Ils étaient et ils ne sont plus
Baignant dans la barbarie nue
Aux longues ailes émoussées
Pourfendant les cieux épeurés

L'éther aux chants entrelacés
Suffoque de larmes rougies
Sur les ondes marbrées sans vie
Dans l'agonie des cétacés

Sur le rivage de la mort
S'empourpre les eaux de soupirs
La mer rouge vomit les corps
Eventrés des dauphins martyrs

La cruauté s'abreuve éperdue
Du jour noir aux moeurs dissolues
Sur le sein des dunes s'étend
Le malheur maculé de sang

Plus de mille quatre cents dauphins
S'étreignent sans vie ce matin
Et de l'horreur ensanglantée
Les traditions s'éclaboussaient

Aucune clémence ces jours
Maudits par les cieux pétrifiés
Où les hommes s'évertuaient
A briser l'ineffable amour


Aux îles Féroé, chaque année, un massacre de dauphins est orchestré. Peut-on tout légitimer au nom de la tradition? Je ne crois pas.

© Poème posté le 18/09/2021 par Loren

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