Souvenir de la plage
5
Ils sont assis en rond, turbulents et joyeux
sur le sable désert de la fin des vacances.
Du haut de la falaise on ne discerne d’eux
que jeunesse et gaieté, fougue et insouciance
Le cri du sterne noie leurs mots éparpillés
cependant que nos pas vers la mer s’acheminent.
Peu à peu se dessine un groupe singulier
dont les éclats de voix dans l’air marin s’abîment.
Et puis soudain jaillit la poignante évidence :
ces lèvres animées, ces doigts qui semblent peindre,
c’est la langue de ceux qui n’ont que le silence
pour parler ou chanter et parfois pour se plaindre
Exprimer tant de joie sans voix et sans oreille
c’est jeter un défi à l’invalidité.
Ces filles et garçons que le rire ensoleille
ont tu leur handicap pour le réenchanter.
sur le sable désert de la fin des vacances.
Du haut de la falaise on ne discerne d’eux
que jeunesse et gaieté, fougue et insouciance
Le cri du sterne noie leurs mots éparpillés
cependant que nos pas vers la mer s’acheminent.
Peu à peu se dessine un groupe singulier
dont les éclats de voix dans l’air marin s’abîment.
Et puis soudain jaillit la poignante évidence :
ces lèvres animées, ces doigts qui semblent peindre,
c’est la langue de ceux qui n’ont que le silence
pour parler ou chanter et parfois pour se plaindre
Exprimer tant de joie sans voix et sans oreille
c’est jeter un défi à l’invalidité.
Ces filles et garçons que le rire ensoleille
ont tu leur handicap pour le réenchanter.
