Du poison dans les larmes,
des remords dans les veines
Emprisonnées les âmes
par d'incassables chaînes
Un grand cri qui rugit
dans la forêt de silence,
traître épine qui reluit,
deux êtres en souffrance
Tarie la source pérenne
de l'indicible désir,
germe la graine
de la fleur aux soupirs
Deux corps qui se lassent
de se chercher dans la nuit,
cruel est le temps qui passe
emportant tout avec lui
Fissure assassine
aux reflets délétères,
souvenirs qui déclinent,
sevrés de lumière
Harmonie qui s'effrite
en poussière de rancœur,
mélancolie qui s'invite
en costume de pleurs
Des regards qui se glacent
et s'éloignent à l'horizon,
des sentiments qui s'effacent,
fanée l'amour, morte la passion
