Les deux pigeons
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IGR ce matin, deux pigeons étaient là
IGR ce matin, deux pigeons se battaient
Mais qui regarde ça, personne, si ce n'est moi
Perdu dans mes pensées, celles que je redoutais
Pourtant ils se battaient, à l'entrée des patients
C'était peut être un signe qu'il fallait bien se battre
Moi qui arrivait là, plein de questionnement
Tout près à renoncer, à me laisser abattre
Non, ce n'est pas un jour qui ressemble aux autres
Ces jours là, c'est concret, la maladie est là
Je fait des examens, les uns après les autres
Pour savoir qui gagne, c'est elle, ou bien c'est moi ?
En attendant, même s'il semble que je gagne
C'est la dépression qui me gagne et me ronge
Gagner, c'est comme escalader une montagne
Le chemin est ardu, et fatigue les
bronches
Parfois on a trop chaud tellement il fait froid
On transpire, on fatigue, et l'on est face à soi
Chaque petite avancée est une victoire en soi
Arriver au sommet serait d'une grande joie
Moi je n'ai pas choisi de gravir cette montagne
Elle s'impose à moi et m'oblige à monter
A chaque fois plus haut, jusqu'à ce qu'un de nous gagne
Je transpire, j'ai mal et j'suis trop fatigué
Alors,c'est dans les salles d'attente que j'écris
Et ma plume fait échos à mes pensées moroses
Au bord du précipice, je m'arrête et je crie
La corde pour monter me fais des
ecchymose
Et moi en attendant, j'ecoute cette chanson
La neige des sommets, s'écoule de mes yeux
"Le sens de la famille", c'était ça la chanson
Elle parle de moi, de toi, de vous et d'eux
Et bien que mes yeux coulent, mon cœur va bien mieux
Car de penser à vous me donne le courage,
Malgré cette corde raide, de monter jusqu'au cieux
Votre pensée, votre présence m'encourage
A l'IGR, j'attends, les couloirs sont vides
Comme si la maladie avait pris des vacances
J'me prends à espérer d'un sourire timide
Les mots me sauveront de cette triste évidence
IGR ce matin, deux pigeons se battaient
Mais qui regarde ça, personne, si ce n'est moi
Perdu dans mes pensées, celles que je redoutais
Pourtant ils se battaient, à l'entrée des patients
C'était peut être un signe qu'il fallait bien se battre
Moi qui arrivait là, plein de questionnement
Tout près à renoncer, à me laisser abattre
Non, ce n'est pas un jour qui ressemble aux autres
Ces jours là, c'est concret, la maladie est là
Je fait des examens, les uns après les autres
Pour savoir qui gagne, c'est elle, ou bien c'est moi ?
En attendant, même s'il semble que je gagne
C'est la dépression qui me gagne et me ronge
Gagner, c'est comme escalader une montagne
Le chemin est ardu, et fatigue les
bronches
Parfois on a trop chaud tellement il fait froid
On transpire, on fatigue, et l'on est face à soi
Chaque petite avancée est une victoire en soi
Arriver au sommet serait d'une grande joie
Moi je n'ai pas choisi de gravir cette montagne
Elle s'impose à moi et m'oblige à monter
A chaque fois plus haut, jusqu'à ce qu'un de nous gagne
Je transpire, j'ai mal et j'suis trop fatigué
Alors,c'est dans les salles d'attente que j'écris
Et ma plume fait échos à mes pensées moroses
Au bord du précipice, je m'arrête et je crie
La corde pour monter me fais des
ecchymose
Et moi en attendant, j'ecoute cette chanson
La neige des sommets, s'écoule de mes yeux
"Le sens de la famille", c'était ça la chanson
Elle parle de moi, de toi, de vous et d'eux
Et bien que mes yeux coulent, mon cœur va bien mieux
Car de penser à vous me donne le courage,
Malgré cette corde raide, de monter jusqu'au cieux
Votre pensée, votre présence m'encourage
A l'IGR, j'attends, les couloirs sont vides
Comme si la maladie avait pris des vacances
J'me prends à espérer d'un sourire timide
Les mots me sauveront de cette triste évidence
IGR : institut Gustave Roussy spécialisé dans les traitements du cancer,j'y suis une fois par mois.
Le sens de la famille,chanson de Grand Corps Malade.
Le sens de la famille,chanson de Grand Corps Malade.
