Brouillards
Un ciel de carême
Sur un vent de suint
Qui coule et qui s’oint
De poix et de chrême !
Les nuages bas
Forment quelque brume
Opaque où s’enrhume
Le son de ce glas.
Le monde se sauve
Au sein des cités :
Multiplicités,
Tant d’homme est un fauve !
Carillons obscurs
De l’amitié vraie ;
Belle et bonne ivraie,
Tes grains sont plus sûrs.
C’est une caresse
Ordinairement
Qu’exige l’aimant
Où l’amour se presse !
L’idéal éveil
Au-delà des nues
Dit les bienvenues
D’âmes en sommeil...
En vallée alpine
Un soleil descend
Spectacle indécent
Qui me turlupine !
Le creux de tes reins
A ces rondes-bosses,
Ces seins que tu hausses ;
Mes plus beaux écrins !
Ça vire au salace,
Il n’est plus que temps ;
Si je ne te prends,
Sans rire, ça lasse !
Censurons la fin
De cette ballade,
Assez de salade,
Mets là ton corps fin !
