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Ici, l’odyssée d’un Homère assis - à Toi, Lette
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ICI… le Temps parfois s’oublie
L’Espace entier il rétréci
Lumière rectangle, ovale sphère
Sur chaque paroi jonche une Idée
Sur chaque genou un coude athée
Pense seul en regardant… la Terre


ICI…s’assoit grand le philosophe
L’poète parfait la belle strophe
Et réfléchi l’ roi(p)résident
Dans cet endroit secret, une quête
Dont chaque personne est si discrète
Lorsqu’elle arrive en courant…

Imaginez donc cette planète
Sans toutes ces petites belles coquettes
Que Toi et Lettes, aimez tant…
ICI… est chose, la plus sublime
Endroit où tout bon cœur s’anime
Et aide le transit en poussant

ICI… il y aurait tellement à dire
Pensées sublimes à sortir…
Qu’on réfléchi en attendant
Et on écrit des p’tits poèmes
Brillants d’esprit, de beaux phonèmes
Qu’on laisse sur les murs attenants !

ICI… c’est un endroit bizarre
Car plein de gens s’y trouvent, mais rares
Sont ceux qui laissent l’endroit vivant…
Souvent, il reste des gaz toxiques
Comme lancées d’une frappe chimique
Qui tord le nez…des survivants

Il y a autant d’ICI de rêve
Bien parfumées, savon et sèves
Que des ICI… au fond d’un trou
Qu’on ne sait plus qu’on a, quelle chance
D’avoir partout d’ICI flagrances
Des ICI propres, de chez nous !


2

Il y a d’ ICI… électroniques
Où des portes lourdes, atomiques
Se ferment à jamais ( !) derrière toi
Et où chacun ensuite s’applique
A rester sans bouger, magique
Pour que la porte, à sa guise

Soudain, toute seule, ne s’ouvre pas !


En découvrant tes fesses à l’air
A toute la planète qui s’affaire
A faire la queue, juste devant toi
Et dont l’envie grande, seule s’espère
Qu’elle trouve un ICI vite pour faire
Le coup de rêve, en desserando,

Lever les barrières de la joie !


ICI…comme bibliothèque bizarre
Des vielles revues, des livrés rares
Q'attendent fidèles leur braves lecteurs…
Il y a des ICI, endroits de rêve
Où le regard, se perd, se lève
Sur des dessins à mille couleurs !

Mais tout ICI il a sa chance
Qu’il soit sublime ou trou immense
Il trouvera toujours l’amour…
ICI, c’est un endroit sur terre
Où l’Homme se pose, et éphémère
Il pense…enfin ( !) et il regarde,

Le Monde qui tourne tout autour…


3

ICI... j’ai tenu mes promesses
D’avoir toujours l’esprit, l’adresse
D’un tireur d’élite sur se gardes…
ICI…comme dans un grand viseur
J’ai vu l’enfer, ses profondeurs ( !)
J’ai failli tomber, par mégarde

Pas moi ( !) Celui, qui seul écoute
Les sons de chaque fécond prout – prout(e)
Le plus grand Maître Rapporteur
Celui dont on ne se sépare
Jamais, car lui veut tout savoir
Et il nous charme de ses faveurs…

ICI… il y a eu tant d’aventures
Dans cet espace un peu obscure
Que même Homère lève son chapeau
Et si un jour, un grand poète
Prendra le temps, fera sa quête
D’une Odyssée du caniveau

Alors le Monde saura lui rendre
Tous ses Hommages en offrande
Leurs grands éloges du « popo »
Car des Merveilles qui furent sur Terre
Il n’y pas plus grande, plus fière
Qu’un ICI LIBRE ( !) quand sa presse

Pourvu de papier en rouleau…

Pourvu qu’il y ait une fermeture
Pour que l’Esprit qui s’aventure
Puisse s’émerveiller, trop beau
Quand il part à la grande chasse
Et là, il trouve, o, grande angoisse
Cassé, le bouton qui chasse l’eau !


4

O, dans ce monde solennel
Où monte le rêve jusqu’au Ciel
Mieux que dans les vielles églises
J’ai composé ce Grand Poème
Homère assis, en rythme boeme
Au sons des vagues et de brises

Et il n’y avait personne pour lire
Pour corriger ce grave délire
Sorti comme seul de je ne sais où…
C’était dans l’an Co vide de grâce
Où l’air portait encor les traces
D’une sale viraille, sortie d’un trou…

Et il y avait une grande angoisse
Que l’Homme n’ait plus assez d’espace
Pour s’éloigner, plus aucun bisous !
Alors les masques se posèrent
Tous les visages cachés sur Terre
Cachèrent, leurs sourires, en dessous…


O, soyez Bienveillants mes frères
Et corrigez mes petites misères
Fautes de grammaire à gogo…
Et que le Ciel vous remercie
Et si vous en avez envie…
Wiwi , Wawa aux rythmes Pop’o

Chantez l’ICI, cette comédie !

Vous serez, bien sur, les premiers,
Que le Monde entier va acclamer
D’un élan sincère, son plus beau !
Et n’oubliez surtout de rire
Même si le papier se déchire…
Quand vous applaudissez c’ délire

Ecrit au mur, pour Toi, Lette
Dans l’an de grâce du vide & co…


© Poème posté le 28/11/2020 par Jacques AADLOV - DEVERS

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