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Poète En Blues
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Ma guitare recouverte de toiles me fait signe,
’Allez mon pote, prends-moi et viens t’assoir !
Tes larmes sont chaudes, et elle n’en est pas digne.
Avec modération sers-toi un truc à boire ! ’

Je pose un LA mineur et commence en rythme,
A lui rajouté une septième pour passé en Mi.
J’ouvre ma bouche pour quelques aphorismes.
Vous, mots et musique, merci d’être mes amis.

Ne comptez, pas mes pieds, Ne comptez mes vers.
N’attendez rien de moi, j’ai la tête à l’envers.
Le vocabulaire ? Aujourd’hui je délaisse le dictionnaire.
Ce qui m’importe c’est de jongler, avec un petit air.

Non ce n’est pas un cauchemar,
Juste un vilain petit brouillard.
Non je n’ai pas le cafard,
C’est juste que je me sens nulle part.

J’ai été adoptée par une charmante dame,
J’ai été apprivoisé, elle a usé et de ses charmes.
Je l’ai glorifié, elle est devenue ma Cam.
Je ne suis qu’un drogué, ma drogue et une femme.

Non ce n’est pas un cauchemar,
Juste un tout petit brouillard.
Non je n’ai pas le cafard,
C’est juste que je me sens nulle part.

Elle était ma muse et devenu mon amie.
C’est sûr, elle m’amuse et me donne des envies.
Moi je crois qu’elle abuse de ne savoir démunis.
Mais je crois qu’elle m’accuse, d’être encore maudit.

Non ce n’est pas un cauchemar,
Juste un vilain petit brouillard.
Non je n’ai pas le cafard,
C’est juste que je me sens nulle part.

Elle a de jolis noisettes la belle ensorceleuse.
Moi je me sens de plus en plus bête, dans la nébuleuse.
Elle a pris mon cœur et mon âme la petite voleuse.
C’est m’emprisonner, qui la rendait heureuse

Non ce n’est pas un cauchemar,
Juste un vilain petit brouillard.
Non je n’ai pas les cafards,
C’est juste que je me sens nulle part.

De mes poèmes, elle n’en lisait que les titres,
Mes émotions, la demoiselle en faisait le filtre.
Il n’y avait qu’elle pourtant, dans mes chapitres.
Chagriné, blessé, j’ai cessé d’être son pitre.

Le temps assassin, en a grignoté le mien.
Combien ? Amoureux, j’ai oublié de compter.
Hélas ! La raison a recroisé mon chemin.
Eh bien ! De, ma demoiselle, je suis sevré.

Oui c’est bien un cauchemar,
Un ignoble brouillard.
J’ai un Putain de cafard,
Le cœur lourd et brisé…

Ma demoiselle, je pars !

© Poème posté le 16/04/2023 par Estehesse

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