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Plainte de Céline
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Mes chers honorables parents,
Aux terribles paroles de mon enseignant,
Paroles qui paralysent mes attitudes,
Je lâche mes fiables études.

Mon enseignant, pédophile ou maudit ?
Tour à tour tous les jours
A chaque fin des cours
Tout comme à la pause, il me dit :

Toutes les nuits c’est la jolie
Je ne pense qu’à ce qu’est ta sucrerie.
Et mon cauchemar sans tort,
Toujours ma pointe dans tes abords.

Me tremper le corps alléchante créature.
M’emballer d’une grâce pure.
M’éloigner le suicide la callipyge !
Me lénifier le cartilage !

Tu es attrayante d’agressivité,
Et je suis le seul titulaire de mes cours :
Ta réussite chez moi en dignité,
Me préparer le sofa sans discours.

Tu dois m’adoucir le piolet la jolie.
Consens sans en parler aux camarades,
Les niaises qui se noient par idiotie ;
Toi, sauve ta vie de la cascade.

Je sais que tu es studieuse et polie,
Mais quand je te vois, la jolie !
Ma cime sourit et bredouille,
Ma cime s’aiguise et se mouille !

Magnolia massant abcès et zona,
Je ne cherche pas à être ton amant,
Mais ton unique vital calmant :
M’ouvrir une seule fois ta taïga.

Et dans des vœux en vin si tu le veux,
Je te veux jusqu’à la fin des jours.
Désolé que tu aies quelqu’un à ce jour !
Alors, une visite, je ne t’en veux.

Autrement, tu nous exposes ;
Au cas de ma citation sans excuses.
Car je ne partirais pas sans toi :
Je ferais détruire ton toit.

En ruinant votre toit sans toi
Comme il n’y aura rien à espérer,
Je nous tuerai, toi et moi.
Il faut dès maintenant coopérer.

La dryade, ne cause pas ma mort
En m’obstruant ta troublante taïga.
Ne gêne pas ton prometteur essor.
Prends ta chance, conjure le mauvais sort.

La nymphe, n’incite pas ma perte
En me privant la visite de ta perle.
Écarte ma vie de la razzia à ta véranda.
Ouvre-moi ton éblouissante porte.

Une et une seule bonne passe ma reine ;
Laquelle vraiment ne te retranche rien,
Mais te donne mots sur les vauriens
En validant ton titre de Couronne.
L'amour est sans frontières bien qu'il soit une souffrance mais également une nourriture et parfois la mort...

© Poème posté le 30/03/2023 par Biba

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