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Andalousia Te Quiero !
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Malaga, la cité des rives Andalouses
Où j’ébahis mes yeux, éblouis de couleurs,
Trouble mon odorat dans le marché aux fleurs,
Là, le soleil d’été et la beauté s’épousent.

Cathédrale manchote, la Belle Manquita
Montre son jaune éclat au soleil radieux
On y entend souffler l’orgue mélodieux
Dont l’écho va frapper la vieille Alcazaba.

De l’Espagne Amoureux définitivement,
Je m’en vais chaque jour pour aller visiter
Les villes au lourd passé que surent conserver
Ceux qui adorant l’art sauvèrent ses monuments.

Grenade me fascine et par la fée nature
Elle orne de jardins et de bruissements d’eau
Le palais d’Alhambra historique joyau
Vieille émanation de folle architecture.

Un proverbe espagnol dit soyez généreux
Et donnez à l’aveugle, en l’ombre quémandeur
Car on sait qu’à Grenade il n’est pire malheur
Dans l’absolue beauté, d’être dépourvus d’yeux.

Dans le Jeneralife, les jardins somptueux
Du siècle le quinzième ont gardé même plan
La sueur des hommes et l’eau en s’écoulant
Fécondent sa beauté de tableaux merveilleux.

Cordoue la capitale en l’ancienne Omeyyade,
Sa mosquée cathédrale qui ne saurait vieillir
Sublime Mesquita prés du Guadalquivir
Ses patios fleuris, colorées enfilades

Et le fameux musée à la triple culture
Joignant la Chrétienté et l’Islam historique
À la Juderia, union œcuménique
Expliquant de trois arts la sublime parure.

Du pont que l’on franchit on ne peut qu’admirer
Les hommes qui bâtirent en ne détruisant pas,
La cathédrale de Dieu dans la mosquée d’Allah
Donnant à tout croyant un abri pour prier.

Et puis voici Séville œuvre à l’âme multiple
Beauté qu’on ne perçoit que petit à petit
On en devient amant, on l’aime on est épris
On y entre touriste on en devient disciple

Sa splendeur est partout, cathédrale Gothique
Énorme, éblouissante avec sa Giralda :
Cet ancien minaret mais que l’on conserva,
Chapelles enrichies d’or et de tableaux mystiques.

Des ruelles si belles qu’on croirait des musées
Dont portes, patios ne sont que les tableaux
À chaque rue l’on voit mille bonheurs nouveaux,
Souvenirs sans oubli d’habiletés passées.

Du dernier siècle l’art, c’est la place d’Espagne,
Œuvre néobaroque aux soupçons d’art mauresque
Ses stalles, ses émaux, sa taille gigantesque
Et ses azulejos que l’histoire accompagne.

On s’en va de Séville le cœur dans un nuage
Souhaitant revenir on ne saurait garder
Tant de choses sublimes sans hélas oublier
De l’extraordinaire, l’hispanique message.

Retour à Malaga, l’Andalousie s’accroche,
On est contaminé et chaque esprit épouse
La sensuelle douceur de cette âme Andalouse
Beauté suprême adios, car mon départ est proche.

Le dernier soir venant, dans les rues je m’égare,
J’entends de la musique une simple rumba,
Puis monte dans la nuit une Sevillana :
Qui fait battre mon cœur au rythme des guitares.

© Poème posté le 09/04/2020 par Rimatouvent

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