Fin d'automne
4
Le lointain se voile et l’ombre grandit
Sur la cime ventée des frondaisons,
On entend clair le concert qui pépie
De l’inquiète palombe à son balcon.
La campagne en prière s’agenouille
Au flagrant signal d’une humidité
Dont le pesant couvercle teint de rouille
La feuille de l’arbre au coin du sentier.
Frissonnante, la plage désertée,
Dans l’écho de l’onde et son tourbillon,
S’ébroue de cette fraîcheur déposée
Qui ternit de ses dunes l’ardent blond.
Et l’air, dans son châle de soleil pâle,
Tient la clarté d’un rayon fugitif,
Comparse d’un automne dont la malle
Renferme bien de murmures plaintifs.
Le ciel lui-même, le cœur en voyage,
De nuages gris lui cernant le front,
Pleure de l’été le fleuri visage,
Englouti là-bas, sous son horizon.
https://youtu.be/xXBNlApwh0c
Sur la cime ventée des frondaisons,
On entend clair le concert qui pépie
De l’inquiète palombe à son balcon.
La campagne en prière s’agenouille
Au flagrant signal d’une humidité
Dont le pesant couvercle teint de rouille
La feuille de l’arbre au coin du sentier.
Frissonnante, la plage désertée,
Dans l’écho de l’onde et son tourbillon,
S’ébroue de cette fraîcheur déposée
Qui ternit de ses dunes l’ardent blond.
Et l’air, dans son châle de soleil pâle,
Tient la clarté d’un rayon fugitif,
Comparse d’un automne dont la malle
Renferme bien de murmures plaintifs.
Le ciel lui-même, le cœur en voyage,
De nuages gris lui cernant le front,
Pleure de l’été le fleuri visage,
Englouti là-bas, sous son horizon.
https://youtu.be/xXBNlApwh0c
