Dernier vers du condamné
J’ai le cœur qui lâche,
Mes amis, c’est vache,
C’est rêche, à mon flanc !
Cet afflux de sang,
Lecteur, est trop chiche,
Mon palpitant triche
Sur des coups de gong
Dingues (ding.. ! et dong !)
La tension s’affole
A l’extrasystole
Furieuse - Ô, destin,
Miroir, Satan, tain
Qui reflète l’île
Des morts - ha ! fébrile,
Je vais, mais c’est vain,
Voler, aigrefin,
Toute palpitante
Seconde qui tente
De se prolonger,
De Chronos ronger
Cette sourde atteinte
Par la pauvre feinte
Tracée à l’eider
De ma plume... et d’air.
Usée à la corde
Dans le désordre orde
De l’existentiel,
Ma vie et un ciel
Que les parques cardent
De linceuls - qui tardent -
Car, filles du fiel,
C’est sensationnel :
De vos véneries,
Vieilles égéries,
Si j’échappe encor
Au preux son du cor,
Comme au dieu des vers,
C’est que l’univers
Par le bénéfice
Bu, du léger vice
Ecrit,
à mourir
M’oublie...
Encourir
L’enfer sans sourdine,
Ces cris que jardine
Sous le sol Pluton,
Serait sans pardon !
Attendant ce crime,
Tu vois,
je m’exprime.
Mes amis, c’est vache,
C’est rêche, à mon flanc !
Cet afflux de sang,
Lecteur, est trop chiche,
Mon palpitant triche
Sur des coups de gong
Dingues (ding.. ! et dong !)
La tension s’affole
A l’extrasystole
Furieuse - Ô, destin,
Miroir, Satan, tain
Qui reflète l’île
Des morts - ha ! fébrile,
Je vais, mais c’est vain,
Voler, aigrefin,
Toute palpitante
Seconde qui tente
De se prolonger,
De Chronos ronger
Cette sourde atteinte
Par la pauvre feinte
Tracée à l’eider
De ma plume... et d’air.
Usée à la corde
Dans le désordre orde
De l’existentiel,
Ma vie et un ciel
Que les parques cardent
De linceuls - qui tardent -
Car, filles du fiel,
C’est sensationnel :
De vos véneries,
Vieilles égéries,
Si j’échappe encor
Au preux son du cor,
Comme au dieu des vers,
C’est que l’univers
Par le bénéfice
Bu, du léger vice
Ecrit,
à mourir
M’oublie...
Encourir
L’enfer sans sourdine,
Ces cris que jardine
Sous le sol Pluton,
Serait sans pardon !
Attendant ce crime,
Tu vois,
je m’exprime.
