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Toile marine
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Dans l’azur fondu des cieux entrouverts
Une étoile absente allume les airs.

De grand flots de sang coulent et déversent
Leur liquide aqueux sur les ors qu’ils percent.

-Je vous laisse juge : une aube ou le soir ;
La vie ou la mort, la peur ou l’espoir ;

Puis l’hémorragie outrée accentue
Son fluide, on dirait que le vent né tue

Cette nue, avec tant d’horizons plats.
Est-ce un chant que peint Dieu ? Plutôt qu’un glas ?

L’étrange tableau, d’orangé, chavire
Au jaune, blanc, bleu, l’œil de la chatte ivre ;

Fleur crépusculaire où vont les oiseaux,
Criaillant en cœur, apposant leurs sceaux
Dans cette atmosphère où rêve le monde…


La mer est immense et la terre est ronde.

© Poème posté le 21/01/2020 par Salus

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