Demain t'appelle
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Avec son gant de brume
L'aube cueille pâlies
Quelques étoiles errantes
Au fond d'un fleuve frileux,
Des paupières s'allument
Aux fenêtres de givre
Où les vents nomades
Ont signé leur passage,
On entend les murmures des rêves s'éloigner
Sur les ailes lumineuses
Des prêtresses du soleil,
Les ombres des cheminées
S’allongent sur les quais
Et s’enlacent dans une valse inutile,
Au ciel, leurs fumées
Fuguent en calligraphie,
Des cargos rouillés
Qu’avalent les langues grises
D'une mer en débâcle
Râlent en vieux mendiants
Oubliés des saisons.
Des feuilles séchées
Gémissent sous tes pas
Qui poursuivent un amour
Meurtri par les barbelés de l'habitude.
Quand passe l'eau sur ton visage d'or
Ecoute l'ange murmurer ton nom
Dans les branches vives
Des forêts en chorale,
Tu fileras alors sur les rais des lumières
A travers les orages et les grêles furieuses
Rejoindre l'horizon
Où t'attendent les aigles
Qui veillent les berceaux
De ces jours à venir,
La nature te convoque
Pour ne jamais mourir.
L'aube cueille pâlies
Quelques étoiles errantes
Au fond d'un fleuve frileux,
Des paupières s'allument
Aux fenêtres de givre
Où les vents nomades
Ont signé leur passage,
On entend les murmures des rêves s'éloigner
Sur les ailes lumineuses
Des prêtresses du soleil,
Les ombres des cheminées
S’allongent sur les quais
Et s’enlacent dans une valse inutile,
Au ciel, leurs fumées
Fuguent en calligraphie,
Des cargos rouillés
Qu’avalent les langues grises
D'une mer en débâcle
Râlent en vieux mendiants
Oubliés des saisons.
Des feuilles séchées
Gémissent sous tes pas
Qui poursuivent un amour
Meurtri par les barbelés de l'habitude.
Quand passe l'eau sur ton visage d'or
Ecoute l'ange murmurer ton nom
Dans les branches vives
Des forêts en chorale,
Tu fileras alors sur les rais des lumières
A travers les orages et les grêles furieuses
Rejoindre l'horizon
Où t'attendent les aigles
Qui veillent les berceaux
De ces jours à venir,
La nature te convoque
Pour ne jamais mourir.
