Le dit de Messire-Temps
8
Je t'ai vu si souvent courir après ton ombre,
Courir après les nuits qui s'enchaînent aux jours,
Courir après toi-même à travers les amours,
Toi que presse la vie, toi que ta hâte encombre,
Que j'ai pris en pitié ton âme exténuée,
Ton esprit hébété, ton corps inassouvi,
Ton enfance en-allée, ton rêve endolori,
Ton regard sans lointains et ta voix embuée.
Je voudrais tant te voir marcher sur la colline,
De comptine en chemin, de refrain en caillou ;
Je voudrais tant surprendre, enroulés à ton cou,
Le grand vent vagabond et sa brise mutine ...
Sauras-tu recueillir, tant qu'il est temps encore,
Le silence des toits tapi au fond des cours ?
Sauras-tu ajouter aux brumes de tes jours,
Tant qu'il est temps encore, une page d'aurore ?
Si tu veux bien de moi, comme un discret complice,
Je te révèlerai ma suprême lenteur
Et le vaste océan où plonge la grandeur
Du ciel brassé d'orage où, sans bruit, je me glisse.
Et je te montrerai quelle rive éblouie
A vu, frêle, germer le tout premier matin ;
Et j'ouvrirai pour toi le trésor sans déclin
D'une main secourable et d'une épaule amie.
Courir après les nuits qui s'enchaînent aux jours,
Courir après toi-même à travers les amours,
Toi que presse la vie, toi que ta hâte encombre,
Que j'ai pris en pitié ton âme exténuée,
Ton esprit hébété, ton corps inassouvi,
Ton enfance en-allée, ton rêve endolori,
Ton regard sans lointains et ta voix embuée.
Je voudrais tant te voir marcher sur la colline,
De comptine en chemin, de refrain en caillou ;
Je voudrais tant surprendre, enroulés à ton cou,
Le grand vent vagabond et sa brise mutine ...
Sauras-tu recueillir, tant qu'il est temps encore,
Le silence des toits tapi au fond des cours ?
Sauras-tu ajouter aux brumes de tes jours,
Tant qu'il est temps encore, une page d'aurore ?
Si tu veux bien de moi, comme un discret complice,
Je te révèlerai ma suprême lenteur
Et le vaste océan où plonge la grandeur
Du ciel brassé d'orage où, sans bruit, je me glisse.
Et je te montrerai quelle rive éblouie
A vu, frêle, germer le tout premier matin ;
Et j'ouvrirai pour toi le trésor sans déclin
D'une main secourable et d'une épaule amie.
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