De l'autre côté du miroir
6
Au-dessus de la cheminée
De marbre noir,
Se dresse la splendeur fanée
D'un grand miroir.
La fenêtre, en ses voiles fins,
Se tient en face
Et lance des clins d'oeil taquins
A cette glace.
Elle s'est largement ouverte
Sur le jardin
Où la brise sent l'herbe verte
Du clair matin.
Quand le silence aux plis profonds
Devient chimère,
Le reflet tourne lez talons,
Soudain mystère ...
Il disparaît de la surface
De verre éteint
Où ne reste que la grimace
De mots sans tain.
Les arbres, les fleurs, les oiseaux
Quittent l'allée
Pour cueillir aux mouvants coteaux
La brume ailée.
Il semble qu'un lointain fantôme
Touche l'écho
Et que le rire aigre d'un gnome
Déchire l'eau ...
Le salon se retrouve seul :
L'heure est passée
Puis, dans un soupir de linceul,
S'est effacée ...
De marbre noir,
Se dresse la splendeur fanée
D'un grand miroir.
La fenêtre, en ses voiles fins,
Se tient en face
Et lance des clins d'oeil taquins
A cette glace.
Elle s'est largement ouverte
Sur le jardin
Où la brise sent l'herbe verte
Du clair matin.
Quand le silence aux plis profonds
Devient chimère,
Le reflet tourne lez talons,
Soudain mystère ...
Il disparaît de la surface
De verre éteint
Où ne reste que la grimace
De mots sans tain.
Les arbres, les fleurs, les oiseaux
Quittent l'allée
Pour cueillir aux mouvants coteaux
La brume ailée.
Il semble qu'un lointain fantôme
Touche l'écho
Et que le rire aigre d'un gnome
Déchire l'eau ...
Le salon se retrouve seul :
L'heure est passée
Puis, dans un soupir de linceul,
S'est effacée ...
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