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Jamais je n'effacerais
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Au temps des culottes courtes,
A défaut de mon lit,

Je couche sur le papier,
Il coule de mon Calli,

Pensées charnelles cachaient.
Les plaisirs se bousculent,

Bavures taches le cahier,
Robe de buvard épongent,

L’encre de mon esprit,
doigts souillés d’écolier,

...Saute mouton chatte perchée



je préfère être puni,
jamais je n’effacerai,
nos escapades d’enfant,
au fond de la récré…

Et puis je t’ai recroisé
Dix-sept ans et d’une beauté insolente

Pas d’Amour en vue dans ma ligne de mir,

Pas d’avenir en vue dans mon stand de tir

Et Le thème récurrent d’un amour récuré,

Où l’un semble parti et l’autre n’être que rester,

Souvenir intemporel d’une odeur effacée,

J'hume dans l’air ton parfum dénudé,

En surface me reviennent, tout nos rires passés,

Gravés à jamais, dans mon âme criblée.


je préfère être puni,
jamais je n’effacerai,
nos escapades d’enfant,
au fond de la récré…

Et puis

C’est vision mystique du début de l’été,

Rondeurs exquises à demi dévoilées,

Le temps d’une rafale dans ta robe affolée,

Tant de fois refusé l’horizon de tes cuisses,

La nature me la donne à demi dénudées,

Le temps d’un regard de cette chaire adorée,

Une porte ouverte à jamais sur ma folie tranquille

Que rien ne satisfait.




je préfère être puni,
jamais je n’effacerai,
nos escapades d’enfant,
au fond de la récré…

Et puis
On s’est aimé trop
A s’en brulait les doigts
Faillait-il en arriver là ?


Et maintenant je pense parfois

Qu’un jour j'aimerai qu'en regardant derrière,

Gigotent les regrets, au fond de ton coeur de pierre

Y naisse la folle idée, ce serait à refaire

Divines années…les plus belles sont à faire



Pendant que moi je vie une existence insatisfaite

D'un monde bourré de compromis

Contre lequel dans mon coeur bat

La force profonde d'un idéal

Et la souffrance est ainsi faite

Reste le fruit des incompris

Un gouffre béant reste ici bas

Une âme vague dans Dédale



La rage, la haine vont d'abord naître

Comme solution pour insoumis

Mais tout de ce monde dont je vomis

Ce sert de moi comme interprètre



Puis l'abandon veut se faire maître

Et le vulgaire raffler le prix

Mais dans mon coeur bien contre moi

La vérité n'a pas faiblit



Alors j'accepte c'est pour la vie

Et le bonheur n'existe pas

Ils vous faudra bien plus qu'une vie

même à l’usure vous ne m’aurez pas



Mais dis moi oui rien qu’une seul fois

et l’existence gagne tout son prix

© Poème posté le 02/08/2019 par Maximuswallace

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