Mouche de mai, cette éphémère,
au grand dam du vocabulaire,
papillonnait encore en aout.
Des blancs iris aux renoncules,
elle jouait les libellules
et virevoltait tout son saoul.
Suivant le cours d’une rivière
qui prenait sa source au Ventoux,
de survivre ainsi, pas peu fière,
on l’imaginait prête à tout.
Jusquà ce vendredi funeste
où, dans un looping immodeste,
elle succomba d’un seul coup.
Poème écrit par
Pierre Lamy
Une irréductible éphémère
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Tous droits réservés © Poème posté le 11/05/2022 par Pierre Lamy
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