L'écluse
1
L’hiver s’en va. L’écluse rêve
dans sa cage de fer mouillé.
Des chants d’oiseaux mal éveillés
montent de l’arbre où sourd la sève.
L’écluse parle à l’eau nouvelle,
fraîche encor de l’air vif des monts.
Oh ! Comment, par-delà les ponts,
gagner les forêts d’un coup d’aile ?
Mais l’eau déjà pense à la mer
où son désir curieux l’entraîne.
L’écluse, en sa jalousie vaine,
grince dans sa prison de fer.
Elle ouvre, comme à contrecœur,
les lourdes portes du voyage
aux péniches lentes et sages,
laissant luire l’adieu d’un pleur.
dans sa cage de fer mouillé.
Des chants d’oiseaux mal éveillés
montent de l’arbre où sourd la sève.
L’écluse parle à l’eau nouvelle,
fraîche encor de l’air vif des monts.
Oh ! Comment, par-delà les ponts,
gagner les forêts d’un coup d’aile ?
Mais l’eau déjà pense à la mer
où son désir curieux l’entraîne.
L’écluse, en sa jalousie vaine,
grince dans sa prison de fer.
Elle ouvre, comme à contrecœur,
les lourdes portes du voyage
aux péniches lentes et sages,
laissant luire l’adieu d’un pleur.
