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Vézière
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Au matin je m'étais d'un frêle habit vêtu
L'aube à mon front , l'été ; ivresse et songes verts
Bleus , par instant , vézière avait des toits obtus
Grisâtres qui pleuraient , leurs âmes aux gouttières.

Un pan de ciel crevé , j'avais le noir aux joues
Sur le chemin qui menait à l'aube immortelle,
J'égoutais mes habits , le vent dans les semelles
Ivre je divaguais que les cieux m'étaient doux.

Les arcs en ciel lépreux clapotaient leurs couleurs
Adoubant l'été nu de mai rythmant l'aigreur,
Dans mon arche de soie coulait une âcre mousse

Je m'étais feuille d'or qu'une aurore éclabousse
Senti m'abalourdir vers l'abyssal été
Des treilles d'azur dans les poches , je dansais.

© Poème posté le 14/05/2020 par L_ Alb_Atroce___

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