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Chanson russe
9

Vaste et paisible est la plaine
Où le vent s'est irisé,
Où l'hiver s'est attardé,
Car à la source prochaine
L'ombre du ciel pur caresse
Saules, sorbiers et bouleaux
Si fins, si puissants, si hauts,
Que ma chanson y paresse.

Le galop des chevaux est immense
Et l'élan des forêts est profond,
Le chemin qui s'envole est si long
Que la lumière immobile danse.

Cachée là-bas dans la plaine,
Ma maison toute de bois
Ta gardera des grands froids
Jusqu'à la saison prochaine.
A la fenêtre frissonne
Le givre où tremble l'azur,
Mais le vieux poêle est si sûr
Que ma chanson y bourdonne.

La voûte de la nuit est immense,
Le silence est limpide et profond,
L'horizon endormi est si long
Que le lointain des étoiles danse.

Là-bas, au fond de la plaine,
Là-bas, tout au fond du temps,
Par-dessus villes et champs,
Sonne la cloche prochaine
Dont la voix lente s'étire
Dans la pénombre des toits
Jusqu'à l'intime des bois
Où ma chanson se retire.

Le souffle des bougies est immense,
Le parfum de l'encens est profond,
L'écho grave du choeur est si long
Qu'au fond de nos âmes la joie danse.




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© Poème posté le 25/11/2019 par Ombrefeuille

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