Fable feuilletonesque
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On entend bien tôt ma voisine
Chaque matin sortir du lit
Sa douche l’ayant accueillie
Elle déjeune en sa cuisine
Alors passe le temps du jour
Jusqu’au moment où fascinée
Son attention est dominée
Car voila les feux de l’amour
Or la dame étant attirante
Un sien voisin lui fait la cour
Elle n’est pas contre et plutôt pour
Mais la télé est dominante
Sans doute manquant de douceur
Et aimant bien la bagatelle
Elle le fait venir chez elle
Où l’écran est son séducteur
L’heure venue sa vigilance
Est obnubilée par l’écran
Au feuilleton se consacrant
Elle dit oui à ses instances
Prenant appui sur un fauteuil
Et vêtue de légèreté
Il voit sa verticalité
Offran un relatif accueil
Sans la priver de feuilleton
Il pratique cette figure
Qu’aux levrettes de belle allure
On a emprunté le doux nom
La dame ayant ses exigences
Demande un voyage assez lent
Les pubs étant le seul moment
Où le galop est d’importance.
Il ne voit donc pas sa figure
Mais dans les moments opportuns
Où la félicité s’atteint
Elle exige que cela dure.
Seuls les jours de cette série
Permettent leurs enchantements
Les feux de l’amour strictement
Limitent cette féerie
Une panne un jour cependant
Leur fit diversifier la chose
Variant les apothéoses
Ils usèrent leurs sentiments
Mais hélas les feux renaissants
La télé obligea à prendre
La position assez peu tendre
Mais à la dame suffisant .
Moralité
Ne dérangez pas votre épouse
Si une série l’hypnotise
Il existe un pose exquise
Qui rendra la télé jalouse.
Profitez des pannes secteur
Pour vous évader de la pose
Que le petit écran impose
Et diversifiez vos bonheurs.
