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L'orée
8

A l'orée du bois,
la nature est aux abois.
Je retiens ma respiration,
mon cœur, ses palpitations.

Un rouge-gorge chante
caché dans la haie
au sein de la futaie,
sa femelle le hante.

Les brindilles craquent
sous mon pied léger.
Un faon se tient là, étonné,
il a peur d'une attaque.

Les clochettes du muguet
telles de jolis grelots,
teinte de blanc cet îlot,
le merle fait le guet.

Un léger bruit de cascade
m'attire, les yeux éblouis,
je contemple l'eau qui luit
au travers de branches en arcade.

Des gouttelettes éclaboussent
mon visage de fraîcheur,
me sortant de ma torpeur.
les feuilles naissantes poussent.

Le temps est venu
de rebrousser chemin,
de humer l'odeur du thym,
les oiseaux se sont tus.

Mes pensées sourdes sont évaporées
par ce décor féérique,
oui ce décor magique,
place aux nuages de dentelle ajourée .























il est toujours possible de se ressourcer au temple de la nature.

© Poème posté le 13/04/2016 par Aurorefloreale

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