Prière des heures
3
Je vous salue, Marie, quand le souffle entrouvert
De l'aube se répand et se lève aux fontaines,
Quand la vallée encore ensommeillée se perd
Aux brumes du torrent né des pentes lointaines.
Danse de la rosée, promesse de clartés,
Vous dont le seul regard à la rive éblouie
Fait tressaillir l'écho des ravins esseulés,
Aurore murmurée, Vierge, soyez bénie.
Je vous salue, Marie, quand sur les longs chemins
La lumière immobile ouvre son aile ardente,
Quand le ciel nu s'arrête au bord des champs sereins
Où la plaine s'étire, égale, vaste et lente.
Sentinelle du jour, silence médité,
Vous qui tenez cachée cette heure inaccomplie
Où va frémir l'éclat du soleil déployé,
Calme du plein midi, Vierge, soyez bénie.
Je vous salue, Marie, quand le galbe du soir,
Impalpable, ondoyant, descend sur la colline,
Au clocher tourbillonne, au porche va s'asseoir,
Et déjà berce l'ombre où le couchant s'incline.
Grâce qui réjouit la senteur des sous-bois,
Douceur où, sans un bruit, la feuille s'est blottie,
Caresse refermée sur la mousse des toits,
Brise au seuil des maisons, Vierge, soyez bénie.
Je vous salue, Marie, quand repose la nuit,
Si proche et si secrète, insondable et fragile,
Où la lampe se tait, où la légende luit,
Quand la lune se voile, immuable et tranquille.
Phare où se tient caché le large flot du temps,
Arche et roc devant qui la ténèbre est saisie
De stupeur, chant profond des arbres vigilants,
Attente inépuisée, Vierge, soyez bénie.
De l'aube se répand et se lève aux fontaines,
Quand la vallée encore ensommeillée se perd
Aux brumes du torrent né des pentes lointaines.
Danse de la rosée, promesse de clartés,
Vous dont le seul regard à la rive éblouie
Fait tressaillir l'écho des ravins esseulés,
Aurore murmurée, Vierge, soyez bénie.
Je vous salue, Marie, quand sur les longs chemins
La lumière immobile ouvre son aile ardente,
Quand le ciel nu s'arrête au bord des champs sereins
Où la plaine s'étire, égale, vaste et lente.
Sentinelle du jour, silence médité,
Vous qui tenez cachée cette heure inaccomplie
Où va frémir l'éclat du soleil déployé,
Calme du plein midi, Vierge, soyez bénie.
Je vous salue, Marie, quand le galbe du soir,
Impalpable, ondoyant, descend sur la colline,
Au clocher tourbillonne, au porche va s'asseoir,
Et déjà berce l'ombre où le couchant s'incline.
Grâce qui réjouit la senteur des sous-bois,
Douceur où, sans un bruit, la feuille s'est blottie,
Caresse refermée sur la mousse des toits,
Brise au seuil des maisons, Vierge, soyez bénie.
Je vous salue, Marie, quand repose la nuit,
Si proche et si secrète, insondable et fragile,
Où la lampe se tait, où la légende luit,
Quand la lune se voile, immuable et tranquille.
Phare où se tient caché le large flot du temps,
Arche et roc devant qui la ténèbre est saisie
De stupeur, chant profond des arbres vigilants,
Attente inépuisée, Vierge, soyez bénie.
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