Un été dans le sud
6
Dès le matin l'azur naissant
Est un puits de lumière crue
Où pas un reflet ne descend.
Tout songe à se coucher déjà,
Et l'ombre qui se surprend nue
Va se cacher, de-ci, de-là.
Voici midi, l'heure où s'étire
Le silence des longs chemins,
L'heure où même le temps soupire.
Les haies, les branches se sont tues,
Et s'assoupissent les jardins
Parmi les senteurs retenues.
Le jour qui vibre au seuil brûlant
Du mas séculaire et tranquille
Baisse un peu la voix en entrant.
On a refermé les volets :
Un rai de poussière gracile
Se glisse entre les murs épais.
Ainsi s'en vient le soir, languide,
Haletant jusqu'au fond des cours
Où s'est accroupi l'air torride.
La nuit sera touffeur dolente,
Et la lune aux lointains contours
L'accompagnera, vigilante.
Est un puits de lumière crue
Où pas un reflet ne descend.
Tout songe à se coucher déjà,
Et l'ombre qui se surprend nue
Va se cacher, de-ci, de-là.
Voici midi, l'heure où s'étire
Le silence des longs chemins,
L'heure où même le temps soupire.
Les haies, les branches se sont tues,
Et s'assoupissent les jardins
Parmi les senteurs retenues.
Le jour qui vibre au seuil brûlant
Du mas séculaire et tranquille
Baisse un peu la voix en entrant.
On a refermé les volets :
Un rai de poussière gracile
Se glisse entre les murs épais.
Ainsi s'en vient le soir, languide,
Haletant jusqu'au fond des cours
Où s'est accroupi l'air torride.
La nuit sera touffeur dolente,
Et la lune aux lointains contours
L'accompagnera, vigilante.
