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Pour vous dire la vérité
De sa fenêtre il pouvait voir
Grâce à un mur portant miroir
D’Éloïse la nudité.

Il s’attarda sur sa beauté
Et dans la lumière du soir
Il lui vint en tête un espoir
D’une tendre félicité

Par un favorable destin
Elle lui dit un beau matin
Qu’elle ne fuirait pas la chose

Et que sa maman s’absentant
Certains soirs, elle se propose
De profiter de ces instants.


Hélas la mère d’Éloïse
Aimant des jeunes la vigueur
Avait deviné sa raideur
Et en voulut être conquise

Or d’Éros ayant la maitrise
Elle épuisa sa belle ardeur
Le conduisant à la froideur
Sa libido fut indécise

Éloïse de l’affaire eut vent
De s’y opposer ne pouvant
Toléra l’envie maternelle

Mais nota de belles façons
Sur la complexité charnelle
Qui lui servirent de leçons


D’Italie étaient les donzelles
On sut assez rapidement
Que mère et fille également
Aimaient d’intenses bagatelles

Héréditaires et charnelles
Les dames en leurs arrangements
Épuisèrent bien des amants
En des figures passionnelles

Non loin de la tour s’inclinant
Sur tous le males non-abstinents
Elles eurent une grande emprise

Recevant le jour ou la nuit
On les nomma les chaudes Pise
Certains en eurent des ennuis.


Les propagations maladives
De certains excès nuitamment
Contamina bien des amants
Usant des femelles lascives

Quelques mesures défensives
Furent trouvées ingénieusement
Et l’on conçut pratiquement
Quelques mesures répulsives

Du boyau d’ovin un produit
Protégea du terrible ennui
L’outil du mâle vulnérable

Albion à l’esprit chauvin
Vola à l’Italie la fable
Et anglaise la chose devint.



© Poème posté le 05/01/2019 par Rimatouvent

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