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O grand-père que tu avais un grand coeur....
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Je revois sur ton front les traces de tes rides
Ressembler aux sillons que traçait ta charrue.
Tu étais paysan, pas garçon de la rue ;
Partout je te suivais dès qu’on lâchait mes brides.

Mais c’est au grand caveau, coin des gorges arides,
Que j’aimais te trouver en ta vareuse écrue
Portant ce compte-goutte et la portion congrue
Qui fait qu’un vigneron ne craint les jours torrides.

Je suis ton petit fils, fus vaillant apprenti
Ayant tout retenu du plaisir ressenti
Quand le jus de raisin réchauffait notre ambiance.

Maintenant je vais seul, mais je repense encor
A tous ces bons moments qui structurent l’enfance
Et font que ce vaccin est un sérum en Or.

© Poème posté le 04/08/2015 par Tonindulot

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