Une randonnée perdue sous la pluie
En tribu famélique, aux démarches errantes,
Ils se montrent paumés avec regrets partis,
De leurs dos protégeant leurs tristes abattis,
Elles sont en mal d’abri ces chimères pendantes.
La cohorte s’en va, pèlerines luisantes,
Le long du chemin, en file ils sont blottis,
Promenant sur le ciel des yeux appesantis
Par le morne regret de balises absentes.
Du fond de son nid, rempli d’aise, un pinson
Les regardant passer redouble sa chanson;
La forêt, bonne âme, pousse ses verdures,
Fait couler le rocher et fleurir le désert;
Mais pour ces voyageurs, ces prés qui sont trop verts
Ne sont que présage d’ampoules futures.
Ils se montrent paumés avec regrets partis,
De leurs dos protégeant leurs tristes abattis,
Elles sont en mal d’abri ces chimères pendantes.
La cohorte s’en va, pèlerines luisantes,
Le long du chemin, en file ils sont blottis,
Promenant sur le ciel des yeux appesantis
Par le morne regret de balises absentes.
Du fond de son nid, rempli d’aise, un pinson
Les regardant passer redouble sa chanson;
La forêt, bonne âme, pousse ses verdures,
Fait couler le rocher et fleurir le désert;
Mais pour ces voyageurs, ces prés qui sont trop verts
Ne sont que présage d’ampoules futures.
cf: les Bohémiens / Baudelaire
PS: il se peut que je sois aussi avec eux
PS: il se peut que je sois aussi avec eux
