Introduction au préambule d'un avant propos funambule!
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La complexité numérique,
Et le sort qui varie souvent,
Devant ce site poétique
Avaient collé un paravent.
Dès que je sus que la santé
Était revenue en ce lieu
Je cessais d’en être irrité
Et devins bien moins bilieux.
Mais d’informatiques détours
Vinrent troubler ma renaissance
Et je ne pus revoir le jour
Mon nom n’avait plus d’existence
De zigzags réglementaires
Aurais-je mal vu le chemin
L’électron n’est pas débonnaire
Et vous tient rarement la main.
Donc je dus trouver le vocable
Du pseudo dissimulateur
Il me le fallait confortable
Et si possible un peu flatteur.
Après quelques essais stériles
Où je ne fus pas validé
Je tapais de mes doigts fébriles
l’ancien nom bien consolidé
Rimatouvent suivant Éole
Grâce au latin se baptisa
Et revint au banc de l’école,
J’étais inscrit alléluia !
Mais revenons à nos moutons
Car Panurge voudrait savoir
Si le site serait glouton
Du nouveau devant lui échoir
Je frappai donc à cette porte
Que l’on m’ouvrit avec lenteur
Car d’être activé il importe !
L’attente est un retardateur.
Donc bonjour dames et messieurs
Je tache de faire surface
Fuyant le pire cherchant le mieux
Je vous rimaille une préface.
Pour ne pas déroger à quelques habitudes
Je vais dont commencer par un jeu sensuel
L’érotisme effleuré est art continuel
Et dans la poésie il fait l’objet d’études
J’ai relu les classiques dignes de certitudes
Molière, Corneille, Racine sont mes habituels
Pour ces génies mes goûts restent continuels
Mais pour la rigolade ils ont peu d’aptitudes
Ainsi en détournant Racine qui dépeint
Souvent des personnages aux étranges desseins
J’ai conçu sans façon une belle sottise
La libido en est le pilastre central
On y voit un amant et une dame éprise
J’y ajoute un cocu, je l’ai choisi royal.
HISTOIRE VAGUEMENT RACINIENNE
Le Marquis
Reine je suis peiné, étonné de vous voir
La main vous caressant sous votre jupon noir
Le roi serait il sot d’oublier les caresses ?
Votre couronne aussi a besoin de tendresses
Et vous voir recourir aux manuels délices
M’incite à demander : vous faut-il un complice ?
La Reine
Marquis soyez discret mes plaisirs solitaires
N’ont pas à susciter de sournois commentaires
Mon époux égoïste a le final précoce
Il étreint peu souvent et de façon véloce
Et je me connais tant qu’il serait inutile
D’autoriser vos mains à la danse subtile
L’auto satisfaction n’a pas d’équivalence
C’est en la pratiquant qu’on atteint l’excellence.
Le Marquis
Madame de mes doigts je ne proposais rien
Mais j’avais en l’esprit un sensuel soutien
Que vous ne pourriez pas vous-même pratiquer
L’envie a des besoins prêts à sophistiquer.
J’aurais donc proposé à votre Majesté
Un abord fort intime et jamais contesté
La tendre oralité d’un insistant hommage
Exaltant du plaisir le subtil avantage.
Patiente et légère variant ses détours
La langue, Majesté, est un charmant recours
Et vous en aimeriez probablement l’emphase
En votre intimité succombant à l’extase.
La Reine
Monsieur vous m’intriguez le roi ne me propose
Jamais la gourmandise avide de ma rose
Et j’ai le souvenir d’un page d’autrefois
Qui avait le baiser plus tendre que mes doigts
Il venait égayer quelques longues lectures
En sachant déguster ma sensuelle nature
Et qui sous mes jupons qui le rendaient discret
Passait de longs moments à me plaire en secret.
Donc, messire, s’il vous plait, de vous montrer gourmand
Le roi est à la chasse, œuvrez activement.
Le Marquis
Vous me voyez flatté de cette latitude
De vous montrer madame une sollicitude
Qui n’a que le désir d’enchanter votre fleur
Vous donnant du plaisir en goûtant sa saveur.
Surtout n’hésitez point à exiger de moi
Les diverses façons d’obtenir votre émoi
Il serait fort navrant de ne pas enchanter
Le bouton doux et chaud qu’Éros aime flatter.
Et la vigueur des joies selon votre demande
Peut être amplifiée ou se faire plus gourmande.
Osez donc, Majesté, guider mes exercices
À votre volupté ils se veulent propices.
La Reine
J’avais sous-estimé le bonheur de la chose,
Doublez, je vous en prie, l’exquise apothéose
Caressez lentement et d’une langue active
Sachez flatter l’enclos aussi bien que sa rive
Aspirez en gourmand le subtil promontoire
Qui du feu féminin peut résumer l’histoire.
Alternez les cadences la hâte et la lenteur
Qui ont en ce lieu tendre un rôle bienfaiteur
Et devenez pressé quand l’onde bienfaisante
Conduit le corps entier à une envie naissante.
Le Marquis
Je suis ravi d’avoir plu à votre trésor
Incitant au besoin d’un plus sensible accord
Me feriez-vous l’honneur de l’intime visite
Aurais-je d’enlacement obtenu le mérite ?
Je vous sens préparée à un royal accueil
Bien que du marquisat je n’ai franchi le seuil
Et si de mes baisers vous fûtes satisfaite
Je pense vous offrir une étreinte parfaite.
Il me faut avouer que depuis bien des nuits
De mes rêves profonds vous effaciez l’ennui.
La Reine
Monsieur, je n’en puis plus mon coffre des désirs
De votre mâle clé attend de se saisir,
Venez à votre guise visiter mon attente
Vos préfaces prédirent une ardeur compétente
Je devine déjà que votre jeu, marquis,
Sera plus que du roi insistant et exquis ;
À peine je vous sens en mon doux vestibule
Que le ravissement en devient majuscule
Et, je vous en conjure, faites durer la chose
Le temps contribuera à mon apothéose
Le Marquis
Majesté, croyez, le c’est un bien grand honneur
D’être de votre fleur le zélé serviteur
Guidez bien mes assauts, dites vos exigences
Que nos plaisirs s’allient en tendres convergences
Mais laissez-moi freiner l’affolement sublime
Quand je me sens captif de votre joie intime.
Un peu maître du temps je veux au grand sommet
Porter votre désir à son final arrêt.
Et s’il vous est plaisant que mon feu s’opiniâtre
Laissez à ma vigueur un court instant pour croitre.
La Reine
Marquis j’ai tant aimé votre persévérance,
L’usage que vous fîtes de la mâle assurance,
Que je dirai au roi de chasser plus encore
L’éloignement royal permettant nos accords.
Lors j’entends un galop vite quittez les lieux
Méditez pour demain quelques instants joyeux
Je vous ferai savoir d’une écharpe pendue
Si votre belle ardeur est ici attendue.
Soyez donc disposé à enchanter la reine
Dès que le roi prendra, d’aller chasser, la peine.
Et enfin selon l’historiographe du Roi
Un troubadour poète qui eut vent de ces fêtes
Dévoila cette histoire à la cour indiscrète.
Jalousant le marquis, de nombreux courtisans
Mirent en l’esprit du roi le secret malfaisant
Et l’encorné au lieu d’apprendre la minette
Jeta marquis et reine au fond d’une oubliette.
Mais leurs cachots ayant de grandes ouvertures
Ils s’unirent et périrent d’excessives luxures.
Cerf-volistes étonnants
J’étais à Dieppe et par bonheur
Éole étant mis à l’honneur
Il y avait des cerfs-volants
S’apprêtant à prendre le vent.
Le ciel avait était clément
Peu de nuages calmement
Défilaient par-dessus la plage
Ne préparant aucun orage.
Et dans des secrets relatifs
On avait conçu des esquifs
Qui flottaient en nous épatant
De leurs coloris éclatants.
Maintenant les têtes en l’air
Par leur beauté spectaculaire.
On retrouvait tout de l’enfance
Dans cette curieuse affluence.
Le Cambodge étant l’invité
Avait mis son habileté
À caresser quelques nuages
De subtils échafaudages
Où le vent habile siffleur
Faisait le cerf volant chanteur
Leurs dessins étaient magnifiques
Exposant l’art des asiatiques.
Et à la fin de ce concours
J’ai quitté avant les discours
La remise des récompenses
N’ayant pour moi pas d’importance
Ils méritaient tous un grand prix
Devant tous ces regards surpris
De voir le ciel se barioler.
L’homme aurait du savoir voler !
Retour au temps paisible.
Muse ne croyez pas que cet éloignement
Ait gommé de mon cœur votre admirable image
Ma pensée a le don de créer le mirage
Où vous restez la fée de mon enchantement.
J’ai rêvé de bonheurs survenant nuitamment
Pour rendre à votre charme un délicat hommage
Car Morphée sait user de ce secret langage
Qui peut lier les vers en un doux compliment.
Oserai-je avouer que dans l’imaginaire
On forge des desseins sortant de l’ordinaire
Et que certains désirs en illustrent les pages
Devrais-je regretter les délicats rivages
Où mon grand sentiment s’échoua pour vous plaire
Sans craindre le danger de vos tendres ravages.
Retour au clavier tempéré
Muses ne croyez pas que cet éloignement
Ait gommé de mon cœur vos admirables images
Ma pensée a le don de créer les mirages
Où vous restez les fées de mon enchantement.
J’ai rêvé de bonheurs survenant nuitamment
Proposant à vos charmes de délicats hommages
Car Morphée sait user de ces secrets langages
Liant quelques vers doux en soyeux compliment.
Oserai-je avouer que dans l’imaginaire
Se forgent des desseins sortant de l’ordinaire
Et que certains désirs en illustrent les pages
Devrais-je regretter les délicats rivages
Où mon grand sentiment s’échoua pour vous plaire
Sans craindre le danger de vos tendres ravages.
