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En avant la musique !

Après Nostradamus, à la sauce Maya
Le prophète prédit, quelle maestria !
La fin du monde, propre à vous mettre à quia.

C’est en deux mille douze, en hiver, au solstice,
Le vingt et un décembre, à croire la... notice,
Qu’agirait la Faucheuse, ô large qui ratisse !

Sept rumeurs sont en vogue à l’incroyable étal
Des bouleversements excitant le mental
Dont un alignement galactique fatal.

Le transit de Vénus, parole d’oculaire !
Minuscule grain noir sur le disque solaire,
Détruirait l’équilibre, engendrant nuit polaire.

Notre globe, au menu, de plein fouet, percuté
Par un astéroïde, atteint d’obésité,
C’est encore la mort de notre humanité.

Autre dantesque sort : Terre en la Galaxie
Errant, de son orbite expulsée, un Messie
Aussi froid que la pierre ou frappé d’inertie !

Le soleil en surchauffe est élément de plus
Qui milite en faveur de gigantesques flux
D’ondes, de feux d’enfer point faits pour nos saluts.

Un grand chambardement dans le champ magnétique,
Nord et sud inversés, le nife chaotique :
Épices de néant, fin apocalyptique.

Sur le gâteau cerise, en retrait de Pluton,
S’apprête à nous frôler, après quel marathon !
Nibiru, tsunamis et fléaux de bon ton.

Par bonheur des savants démontent ces croyances
Et refrains de tous temps, travestis en sciences,
Alimentant les peurs et vaines méfiances.

Car notre planète a – c’est dit – cinq milliards
De piges devant elle, au chômdu corbillards
Si l’homme ne s’enlise en ses mortels brouillards...

Sans égards pour fayards, de Saint-Pierre liards.


Le 14 novembre 2009.


© Poème posté le 12/04/2015 par Stapula

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