Une touche de noir
2
Je ne connais plus mon visage,
Lourd maquis de poils noirs et durs,
Mes yeux hagards à leur vitrage,
N’ont qu'un carré de ciel obscur.
Tu es partie… cette béance…
Au cœur du vent elle macère,
Dans un orage qui nuance
Les gris foncés en tons austères.
Mon corps, où tressaillent encore
Des fables et des souvenirs,
Survit, dans l’or de leurs amphores,
Au son lointain de tes soupirs.
Et la nuit peint ma silhouette,
De cette lumière du soir,
Des tons sombres d’une palette
Couleur chagrin et désespoir.
Lourd maquis de poils noirs et durs,
Mes yeux hagards à leur vitrage,
N’ont qu'un carré de ciel obscur.
Tu es partie… cette béance…
Au cœur du vent elle macère,
Dans un orage qui nuance
Les gris foncés en tons austères.
Mon corps, où tressaillent encore
Des fables et des souvenirs,
Survit, dans l’or de leurs amphores,
Au son lointain de tes soupirs.
Et la nuit peint ma silhouette,
De cette lumière du soir,
Des tons sombres d’une palette
Couleur chagrin et désespoir.
