Les hyènes
1
Le givre sur mon âme
Crante de très beaux reflets
Aurais-je bu le lait d’une lune,
Sa pâleur, ses néons, son néant ?
Aurais-je bu à son cratère géant
Un sommeil lourd, long, lent
Comme une errance de brouillard
A l’orée de lagunes idolâtrées ?
Les hyènes ont bu aux fontaines
Puis se sont tues ;
Ne reste plus
Que l’amour d’un vautour
Aux premiers hurlements du jour
Les bêtes reviendront à la brume
Surveiller ma blessure,
L’œil rouge, patient et dur
Pour me désensevelir
Et bleuir mon vampire
Crante de très beaux reflets
Aurais-je bu le lait d’une lune,
Sa pâleur, ses néons, son néant ?
Aurais-je bu à son cratère géant
Un sommeil lourd, long, lent
Comme une errance de brouillard
A l’orée de lagunes idolâtrées ?
Les hyènes ont bu aux fontaines
Puis se sont tues ;
Ne reste plus
Que l’amour d’un vautour
Aux premiers hurlements du jour
Les bêtes reviendront à la brume
Surveiller ma blessure,
L’œil rouge, patient et dur
Pour me désensevelir
Et bleuir mon vampire
