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À la porte de la mer

Jaillit tout droit d'un geyser
La beauté du jour
Peu m'importe laquelle
Celle qui se niche
Dans ce qui se ressemble
Se différencie s’assemble

À livre ouvert
La beauté du jour
Indolore
C'est vous lui elle
L'autre juste à côté
À la porte de la mer
Qu'on ne voit plus
Comme ce monde plat
Qui se court après
Sans jamais se demander pourquoi
Ne se rattrape pas
Pour ne pas s'affronter
Ne s'effleure plus
Pour ne pas se recueillir

Chaque jour la beauté change
Entre deux vagues
Salées ou amères
Avec le temps qui nous expulse
Chaque seconde un peu plus loin
Autant d'écume inhabitée
Pour des millions habitables

Qui aime le livre
Avant ses étagères
Aucun ne lève la main
Sans sa clé Allen
Étagère Design
Au montage universel
Simple et rapide
Voilà une pizza
Commandée en deux clics
Livrée en quinze minutes
Avalée en cinq

L'uniforme rassure
Ou bien ramollit
Le dernier neurone étoilé
Beaucoup meuble l'illusion
Se goinfre de plat
Qui ne se mange pas

Ah le risque
Cette dernière chance
Que toute somnolence redoute
Efforçons de briser la coquille
L'oeuf a le blanc dans les yeux
Et le soleil dans le dos

Beauté endolorie
Je soignerai tes maux
Te savourerai
Te susurrerai
Peu m'emporte le temps
Peu m'importe l'étang
La libellule résistera












Tous droits réservés © Poème posté le 07/06/2018 par Jamespx

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