Fin d'un conte à rebours
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épisode (7)...le destin de Célestin
Ainsi coulèrent jours, semaines et longs mois,
Où la meute en frisson se faisait plus docile.
Notre homme, par ce jeu, quittant son domicile
Retrouvait ces poulbots qu’il chargeait en émois.
Chaque jour se mouvant sur le même circuit
Il allait, en ce coin, à l’abri de la foule.
Le square était creuset qu’on prenait pour un moule
Où même les pigeons se gavaient sans un bruit.
Un peintre fort chenu, derrière un chevalet,
Observait, là, tout seul, la scène rituelle.
Son pinceau tremblotant puisait dans l’écuelle
Les chaleureux pigments au soin de ce ballet.
Quelque fois le serveur du café « Les poulbots »
D’un geste fort discret lui portait une tasse ;
Et l’artiste, sans bruit, l’avalait sans préface,
Comprenant que le gars lui faisait un cadeau.
Un beau jour, cependant, resta vide un fauteuil
Faisant changer du lieu la fervente routine.
Lors les pleurs spontanés de la troupe enfantine
Signalèrent, du coup, qu’elle entrait dans son deuil.
On ne vit O jamais pareil défilement
De mistons bien rangés en fidèle colonne
Qui se mit à la fin en pleurante couronne
Autour du nouveau trou, chantant choralement.
Ainsi coulèrent jours, semaines et longs mois,
Où la meute en frisson se faisait plus docile.
Notre homme, par ce jeu, quittant son domicile
Retrouvait ces poulbots qu’il chargeait en émois.
Chaque jour se mouvant sur le même circuit
Il allait, en ce coin, à l’abri de la foule.
Le square était creuset qu’on prenait pour un moule
Où même les pigeons se gavaient sans un bruit.
Un peintre fort chenu, derrière un chevalet,
Observait, là, tout seul, la scène rituelle.
Son pinceau tremblotant puisait dans l’écuelle
Les chaleureux pigments au soin de ce ballet.
Quelque fois le serveur du café « Les poulbots »
D’un geste fort discret lui portait une tasse ;
Et l’artiste, sans bruit, l’avalait sans préface,
Comprenant que le gars lui faisait un cadeau.
Un beau jour, cependant, resta vide un fauteuil
Faisant changer du lieu la fervente routine.
Lors les pleurs spontanés de la troupe enfantine
Signalèrent, du coup, qu’elle entrait dans son deuil.
On ne vit O jamais pareil défilement
De mistons bien rangés en fidèle colonne
Qui se mit à la fin en pleurante couronne
Autour du nouveau trou, chantant choralement.
C'était l'histoire d'un homme en mal de paternité
Merci à ceux qui m'ont suivi
Merci à ceux qui m'ont suivi
