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Marées éternelles.
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La mer respecte, scrupuleusement,
Les horaires des marées.
Elle monte et descend sur les plages ;
Agrémentant les rivages.
Sans témoin pour l’observer.
La côte est désertée.


Quelle abnégation.
Quel sens du devoir.
Accomplir
Une tâche répétitive, sans regard,
Sans approbation, sans émulation.


La nature nous donne une leçon;
Qui œuvre sans compétition,
Sans suffisante ostentation,
Sans souci de gloriole,
Sans recherche d’auréole.


Nombreux sont les humains,
Qui n’agissent que par vanité,
Egoïsme, narcissisme.
les m’as-tu-vu bouffis d’orgueil
Exhibant partout leur tape à l’œil !


La mer m’attendait, dans une petite crique,
Entre saint Malo et Dinard.
la musique du ressac, en basse continue,
Reprenait le même thème.
Comme dans une cantate de BACH


D’où vient cet attrait universel
Pour la mer, saveurs de sel !
Pour sa constance immortelle,
Son application dans la régularité,
Sa musicale fluidité ?


On vient voir la mer,
Lui rendre visite.
Comme à un ami sincère.
Pour un contact intime on se précipite.
Si elle est absente, confiant on attend,
En scrutant l’horizon.
Sans inquiétude, ni impatience,
Car, toujours, elle revient.
Jappante et joyeuse,
Comme un chien fidèle,
A vos côtés fusionnelle.


La mer respecte, scrupuleusement,
Les horaires des marées.
Elle monte et descend sur les plages ;
Agrémentant les rivages.
Sans témoin pour l’observer.
La côte est désertée.

Raymond 16 03 2018


© Poème posté le 18/03/2018 par Ray78

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