Cette Fin d'Après-midi Là
1
Cette fin d’après-midi là, il pleuvait.
Une pluie fine, silencieuse.
Les nuages tentaient d’engloutir
Le coucher de soleil tranquille
Qui déclinait à l’horizon.
Mais il résistait encore.
Sa lumière étrange
Se reflétait sur les arbres
Aux feuilles détrempées,
Sur les parapluies de passants pressés,
Et sur mes yeux havane, elle glissait.
Immobile, debout dans la rue,
Je regardais tous ces visages.
La fatigue de ceux
Qu’accablait la grisaille du soir,
Et la force impressionnante
De ceux dont rêvaient les pas.
Ils sont si beaux, ceux qui rêvent.
Moi aussi, les rêves m’habitaient.
Ils avaient des refrains mélodieux,
Ils savaient voler,
En des ciels si lointains…
C’était avant le cataclysme.
Et avant le silence.
Le cataclysme d’un temple éventré
Dans le crépitement sur son toit
De grésils lourds, de grêles infernales.
Et le silence.
Qui fit plus mal encore.
Émergeant des débris, perdu, muet,
Je pensais te retrouver intacte, mon ange,
Mais tu errais sans plus me voir,
Dans les flaques de ces décombres.
Il pleuvait, cette fin d’après-midi-là.
D’une pluie fine, douloureuse.
Les nuages avaient fini par rejoindre
Le coucher de soleil à l’horizon.
Et il ne brillait plus.
Mes yeux havane s’étaient assombris.
Je me souviens m’être prédit,
Que j’apercevais là, la lumière
De mon dernier rêve, de mon ultime jour.
Puisque je mourais.
Puisque tu ne m’aimais plus.
Une pluie fine, silencieuse.
Les nuages tentaient d’engloutir
Le coucher de soleil tranquille
Qui déclinait à l’horizon.
Mais il résistait encore.
Sa lumière étrange
Se reflétait sur les arbres
Aux feuilles détrempées,
Sur les parapluies de passants pressés,
Et sur mes yeux havane, elle glissait.
Immobile, debout dans la rue,
Je regardais tous ces visages.
La fatigue de ceux
Qu’accablait la grisaille du soir,
Et la force impressionnante
De ceux dont rêvaient les pas.
Ils sont si beaux, ceux qui rêvent.
Moi aussi, les rêves m’habitaient.
Ils avaient des refrains mélodieux,
Ils savaient voler,
En des ciels si lointains…
C’était avant le cataclysme.
Et avant le silence.
Le cataclysme d’un temple éventré
Dans le crépitement sur son toit
De grésils lourds, de grêles infernales.
Et le silence.
Qui fit plus mal encore.
Émergeant des débris, perdu, muet,
Je pensais te retrouver intacte, mon ange,
Mais tu errais sans plus me voir,
Dans les flaques de ces décombres.
Il pleuvait, cette fin d’après-midi-là.
D’une pluie fine, douloureuse.
Les nuages avaient fini par rejoindre
Le coucher de soleil à l’horizon.
Et il ne brillait plus.
Mes yeux havane s’étaient assombris.
Je me souviens m’être prédit,
Que j’apercevais là, la lumière
De mon dernier rêve, de mon ultime jour.
Puisque je mourais.
Puisque tu ne m’aimais plus.
