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Première Dame
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Dans les coursives de mon âme,
La galerie des feues passions,
Il est votre regard ma Dame,
De votre pas, une allusion.

Au musée des pâles trophées
D’une jeunesse moribonde,
Intact, ondoie le modelé
De votre chevelure blonde,

Celui de vos lèvres, contour
Que je goûtai au soir d’été...
Velouté, mûr pour cet amour
Qu’offrait la plage désertée.

Votre corps fin d’adolescente,
Comme une lame vint s’ouvrir,
Je crus, dans sa candeur tranchante,
De volupté, y défaillir…

J’avais vingt ans et quelques mois,
Vous étiez ma première Dame,
Ornée de vos seize, je crois,
Vous aviez tant d’une vraie femme!

Allongé sur le sable blond
Où l'onde sans relâche rampe,
Le souvenir ancre mon front
Dans le passé, grise mes tempes.

Des jours qu'importe les virages,
Sur la mer leurs couleurs sont telles
Que j'y devine votre visage,
Tous les jours, posé sur leurs ailes.

© Poème posté le 14/10/2014 par Fregat

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