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Choc
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Laissant pleurer la vie, en sa triste rigole,
S'oublier en chemin perdu de frondaison,
J'ai permis à mon cœur, qu'usure ne l'étiole,
Quelque papillotage issu de déraison.

J'errais sans croire au ciel, vivrais-je à l'empyrée,
Ne traquant le bonheur qu'en lui tendant la main,
Quand au contour d'un vers l'âme fut aspirée,
De choc irradiant, à ressentir l'humain.

De l'aire inaccessible où naquit ce beau souffle,
Osant frisonner l'air, libre esprit sensuel,
Confiant à l'azur la grâce d'un écoufle,
Vous libériez mes sens, et ma vie, et son sel.

Je ne vis depuis lors que par vos mots, cruelle,
Ce lien m'est vital, les enfers abjurant
Je m'en élève l'âme à vous la voir si belle,
Et vous me perfusez, de beauté respirant.

© Poème posté le 26/08/2014 par Guy

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