Fourmilières
1
Parées de fenêtres
telle une escale immobile
les tours s'éveillent sans hâte
au gré des lumières pâles
Voyageuses sans escale
la nuit
elles veillent
pour surprendre
le ballet des consoeurs
sous le vent
qui gifle et caresse
Au matin
ogresses
elles avalent
à grandes goulées rapides
les hordes indigestes
qui se pressent
à leurs bouches
Malades
elles les rendent le soir
vides d'une espérance nouvelle
retenant des bribes
de temps dépassé
jusqu'au lendemain
telle une escale immobile
les tours s'éveillent sans hâte
au gré des lumières pâles
Voyageuses sans escale
la nuit
elles veillent
pour surprendre
le ballet des consoeurs
sous le vent
qui gifle et caresse
Au matin
ogresses
elles avalent
à grandes goulées rapides
les hordes indigestes
qui se pressent
à leurs bouches
Malades
elles les rendent le soir
vides d'une espérance nouvelle
retenant des bribes
de temps dépassé
jusqu'au lendemain
