Verrai-je encor ton âme en rêve ?
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Il me souvient, le cœur si chaud
Déshydraté dans ta lumière
Flambée en âtre à ta chaumière
Damné promis à l’échafaud
Il me souvient, le heurt du sang
Folie ecchymosant la tempe
Où perlait sueur qui la trempe
Sous ce ressac assourdissant
Il me souvient, le goût soufré
De l’ardeur me nouant l’entraille
Naufrage où la gorge déraille
En bégaiement mal engouffré
Mais pourtant aucun souvenir
D’une amoureuse promenade
Fusionnant les cœurs en tornade
Vortex balayant l’advenir
Non jamais il ne me souvient
De mil baisers volants en fugue
Qu’au délire le corps conjugue
Elan dont l’âme ne revient
Est-ce toi ma mémoire en grève
Dont mon cœur a fait la risée
Voleuse, aux souvenirs grisée ?
Est-ce exister s’il n’est de rêve !
Déshydraté dans ta lumière
Flambée en âtre à ta chaumière
Damné promis à l’échafaud
Il me souvient, le heurt du sang
Folie ecchymosant la tempe
Où perlait sueur qui la trempe
Sous ce ressac assourdissant
Il me souvient, le goût soufré
De l’ardeur me nouant l’entraille
Naufrage où la gorge déraille
En bégaiement mal engouffré
Mais pourtant aucun souvenir
D’une amoureuse promenade
Fusionnant les cœurs en tornade
Vortex balayant l’advenir
Non jamais il ne me souvient
De mil baisers volants en fugue
Qu’au délire le corps conjugue
Elan dont l’âme ne revient
Est-ce toi ma mémoire en grève
Dont mon cœur a fait la risée
Voleuse, aux souvenirs grisée ?
Est-ce exister s’il n’est de rêve !
Juin 2014
Le titre m'a été inspiré par un vers de Paul Verlaine.
