La grande forêt
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Un peintre de talent a posé sa palette
Sur le châssis d’un ciel où se mire un étang.
Le feuillage brodé de dentelles coquettes
Laisse voir le duvet de rameaux bourgeonnant.
Murmures de concert en ce domaine étrange,
Scène de grand spectacle où l’ambre épouse l’or.
Au frôlement de fées le souffle ailé des anges
Ajoute mille éclats au splendide décor.
Les vieux troncs tout ridés de leurs griffes d’histoire
Repoussent dédaigneux de turbulents buissons ;
A l’épaule du soir posent l’ l’écorce noire,
D’autres plus orgueilleux, se dressent sans frissons..
Verte cathédrale, silencieuse et fière,
Dôme majestueux semblant porter le ciel,
Il me faut te quitter, regagner ta clairière,
Rejoindre avec regret l’ombre aux reflets de miel.
Anita
Avril 2014
