Pour autant qu'emporte l'autan
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Le soleil est si radieux, et le ciel si calme,
Que l'horizon est en bleu, et les arbres en palmes,
Mon esprit vers les cieux, s'en ébroue et pavane,
Mon âme vers Dieu, s'enjoue d’Éole en panne.
Mais l'autan n'est pas d’antan, ainsi vaque le temps,
Que le vent sans manquant, marque pour autant,
La vie s'en va ainsi, d'un jet au gré des vents,
En sorte mélodie, d'un seul mouvement.
Je l'écoute pourtant, témoignant de mon temps,
Le glas me poussant, à en perdre mon sang,
Je la vois bien souvent, et sans voix me laissant.
Je la vis pour autant en ce qui me reste de temps,
Pour Dieu compliment, ma compagne complément,
Je la voudrai sans vent, et me berce l'autan...
