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Le boulanger du village
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Le village se meurt entre champs et prairie
. De rares écoliers pour une unique classe.
Les murs froids, les yeux clos de la boulangerie.
Le silence régnant autour de la grand’place.

** Puis un matin soudain la rue c’est animée,
De propos excités et d’enfants dissipés.
La vie est revenue quand aux vitres éclairées
Les gens ont découverts un nouveau boulanger.

Vite chacun reprit les vieilles habitudes
Du bon pain quotidien ,des dernières nouvelles.
L’artisan faisait bien son beau métier si rude ?
Du gros pain croustillant jusqu’aux blondes ficelles.

Tout aurait été parfait dans le meilleur des Mondes,
Mais pour les villageois, l’homme etait un mystère :
« Ce n’est qu’un étranger, » et la rumeur gronde
D'où est-il , qui est -il ,aussi loin de sa terre.

L’artisan travaillait toujours en solitaire
Pétrissait et vendait , s’arrêtait pour un somme.
Mais surtout le peinait, les soupçons des commères.
Si on aimait son pain, on se méfiait de l’homme.

Si bien qu’un soir très las de tant d’ingratitude,
Il éteignit son four, fermât portes et fenêtres.
Pris la grande route, comme à son habitude
En quête d’oasis où peut vivre tout être.

Le village se meurt entre champs et prairie
. De rares écoliers pour une unique classe.
Les murs froids, les yeux clos de la boulangerie.
Le silence régnant autour de la grand’rue.
Anita Fevrier 2014
Le boulanger du village



; Le village se meurt entre champs et prairie

. De rares écoliers pour une unique classe.

Les murs froids, les yeux clos de la boulangerie.

Le silence régnant autour de la grand’place.



** Puis un matin soudain la rue c’est animée,

De propos excités et d’enfants dissipés.

La vie est revenue quand aux vitres éclairées

Les gens ont découverts un nouveau boulanger.



Vite chacun reprit les vieilles habitudes

Du bon pain quotidien ,des dernières nouvelles.

L’artisan faisait bien son beau métier si rude ?

Du gros pain croustillant jusqu’aux blondes ficelles.



Tout aurait été parfait dans le meilleur des Mondes,

Mais pour les villageois, l’homme etait un mystère :

« Ce n’est qu’un étranger, » et la rumeur gronde

D'où est-il , qui est -il ,aussi loin de sa terre.



L’artisan travaillait toujours en solitaire

Pétrissait et vendait , s’arrêtait pour un somme.

Mais surtout le peinait, les soupçons des commères.

Si on aimait son pain, on se méfiait de l’homme.



Si bien qu’un soir très las de tant d’ingratitude,

Il éteignit son four, fermât portes et fenêtres.

Pris la grande route, comme à son habitude

En quête d’oasis où peut vivre tout être.



Le village se meurt entre champs et prairie

. De rares écoliers pour une unique classe.

Les murs froids, les yeux clos de la boulangerie.

Le silence régnant autour de la grand’rue.




© Poème posté le 05/02/2014 par Anita

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