Eche o avere ?
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En cette époque où chacun court
Pour collectionner les plaisirs
Où rien ne sert de faire sa cour
Sans les atours d'un triste sire
Le signe extérieur de richesse
Vaut sauf-conduit pour l'amitié
Et qui ne va plus à confesse
S'achète une fausse piété
Ô Dieu drachme qui pourrit l'Homme
Et fait briller nos tas d'ordures
De nos désirs tu fais la somme
Qu'un écu manque, il nous torture
Sagesse et largesses plus ne valent
Que l'ironie des possédants
Orgueil et tout-à-soi ravalent
Les mots d'amour entre nos dents
Le coeur des hommes oublie la quête
Du Saint Graal qui nourrit l'espoir
D'exister même après la fête
Le coeur des hommes à trop vouloir
Gaspille au jeu et dans les dettes
Le carburant de vraies victoires
Or ça orphelin de ton âme
Apprends enfin à vivre vrai
A semer le blé non l'ivraie
Pour demain glaner ce qui t'aime
Pour collectionner les plaisirs
Où rien ne sert de faire sa cour
Sans les atours d'un triste sire
Le signe extérieur de richesse
Vaut sauf-conduit pour l'amitié
Et qui ne va plus à confesse
S'achète une fausse piété
Ô Dieu drachme qui pourrit l'Homme
Et fait briller nos tas d'ordures
De nos désirs tu fais la somme
Qu'un écu manque, il nous torture
Sagesse et largesses plus ne valent
Que l'ironie des possédants
Orgueil et tout-à-soi ravalent
Les mots d'amour entre nos dents
Le coeur des hommes oublie la quête
Du Saint Graal qui nourrit l'espoir
D'exister même après la fête
Le coeur des hommes à trop vouloir
Gaspille au jeu et dans les dettes
Le carburant de vraies victoires
Or ça orphelin de ton âme
Apprends enfin à vivre vrai
A semer le blé non l'ivraie
Pour demain glaner ce qui t'aime
