L'e-mail d'amour.
2
Guetter tôt le matin l’arrivée du facteur
Est, depuis longtemps, une attente qu’on ne sait plus,
Maintenant devant notre écran d’ordinateur,
Nous ouvrons une messagerie, rien de plus.
Inquiet, anxieux, suspendre son souffle de nouveau,
Attendre l’apparition d’un simple message,
Et demander, patiemment, à tous les réseaux
Un signe fort de l’aimée, est-ce bien sage ?
L’e-mail d’amour a-t-il une existence ?
Le mot aimer peut-il rimer avec toujours ?
Cette simple croyance a-t-elle encor un sens
Quand toute l’information n’a de vie qu’un jour ?
Disparue l’enveloppe et la lettre de papier,
Abritant les mots tendres, les confidences.
Elle avait, souvent, un parfum particulier,
Et provoquait un envoûtement, tel l’encens.
Le bruissement fin du papier, son doux toucher,
Les volutes subtiles et fins de l’écriture,
La couleur de l’encre avait-elle, elle même changée ?
Puis venait la fin de la lettre, la signature.
Tous ces petits bonheurs, disparus, oubliés.
L’instantané, le temps réel, sont de mise,
Il est aujourd’hui difficile de rêver
Devant le message « bien reçu, à plus tard, bises… »
Est, depuis longtemps, une attente qu’on ne sait plus,
Maintenant devant notre écran d’ordinateur,
Nous ouvrons une messagerie, rien de plus.
Inquiet, anxieux, suspendre son souffle de nouveau,
Attendre l’apparition d’un simple message,
Et demander, patiemment, à tous les réseaux
Un signe fort de l’aimée, est-ce bien sage ?
L’e-mail d’amour a-t-il une existence ?
Le mot aimer peut-il rimer avec toujours ?
Cette simple croyance a-t-elle encor un sens
Quand toute l’information n’a de vie qu’un jour ?
Disparue l’enveloppe et la lettre de papier,
Abritant les mots tendres, les confidences.
Elle avait, souvent, un parfum particulier,
Et provoquait un envoûtement, tel l’encens.
Le bruissement fin du papier, son doux toucher,
Les volutes subtiles et fins de l’écriture,
La couleur de l’encre avait-elle, elle même changée ?
Puis venait la fin de la lettre, la signature.
Tous ces petits bonheurs, disparus, oubliés.
L’instantané, le temps réel, sont de mise,
Il est aujourd’hui difficile de rêver
Devant le message « bien reçu, à plus tard, bises… »
