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Double jeu
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Viens, et pendons la crémaillère
à l’âtre ouvert de nos deux corps,
le feu attisant nos hiers
ravivera nos soleils morts,
et la flamme soudain rajeunie,
au souffle doux de nos paroles,
s’enflera au cœur de la nuit
comme une voile qui s’envole !
Là, à l’écart de l’univers
mijoteront nos états d’âme
jusqu’à ce que, tel un enfer,
tel un brasier que rien ne calme
le feu qui couvait sous la cendre
reprenne, brûlant sans répit,
son double jeu, violent et tendre,
l’amour comme un grand incendie.

© Poème posté le 02/09/2013 par Ma douce

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