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Colère de volcan

C'est juste à ce moment que tout a commencé,
En un sourd grondement le volcan s'est fâché.
De sa bouche enflammée il crache sa colère
Et sa gueule embrasée lance des jets de pierres.

La montagne en son flanc porte une autre blessure,
Et cet aven béant vomit une coulure.
Qui roule sur le sol coule, glisse et serpente
En un flot incendiaire de lave iridescente

le grand serpent d'enfer enfle comme une houle
Recouvrant le rocher d'un manteau qui le moule,
Le village est tout près, le mur de feux s'avance
Avalant la forêt dans une flamme immense.
.
L’incandescente plaque n’a fait qu’une bouchée
D’un dérisoire obstacle à la hâte dressé,
Le fleuve en ignition vient d'enfouir le village
Provoquant l'émotion face à si grand dommage.

Les humains stupéfaits découvrent le désastre,
Mais le mal comme un fait s'inscrivait dans les astres.
Pour Vulcain le credo est de tarir la mer,
Or, peut-on brûler l'eau, même dans un enfer ?

Mais le dieu continue sa marche inexorable
Une vaine conquête à la gloire improbable.
Dans un cri déchirant la lave s'est jetée
En dérangeant la mer dans sa sérénité.

Bataille de titans, duel d'apocalypse,
Sous cet assaut brûlant des vagues se hérissent.
En bouillant l'océan refroidit le magma
Et la pierre en hurlant vient d'être mise à bas.

Le destin a choisit et c'est l'eau le vainqueur
Mais un feu ne périt que pour renaître ailleurs.
Quand la terre en brûlant est rendue plus fertile,
Les colères de volcan paraissent moins futiles
Flammes,

au pluriel pour ce texte.

Jacques

Tous droits réservés © Poème posté le 01/09/2013 par Jakecrit

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