Entre deux lignes d'oyats
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Couché, seul, sur la dune grège
Entre deux lignes d'oyats,
Bras tendu, je frôle la neige
Jetée sur un ciel plein d’éclat.
Elle n’appartient ce soir, la plage,
Qu’aux mouettes, au-dessus de l’eau,
Et puis à moi, loin du rivage,
Qui saisis de leurs cris, l’écho.
Les vagues, de leur répertoire,
Ont sorti le chant sans pareil
De l’été qui farde l’ivoire
D’écumes, ivres de soleil.
Tiédeur exquise, si sereine,
Du miel d’un parfait soir d’été,
Qu’une brise douce parraine
De son voile chaud, régulier.
L'azur du ciel tourne abricot,
Sérénité horizontale,
Le jour s’en va, est bientôt clos,
Des oyats, il me désinstalle,
Laissant aux mouettes ce cadeau:
Le spectacle brûlant l’estran,
De la mer qui parfait, au trot,
Son doux concert pour estivants.
Entre deux lignes d'oyats,
Bras tendu, je frôle la neige
Jetée sur un ciel plein d’éclat.
Elle n’appartient ce soir, la plage,
Qu’aux mouettes, au-dessus de l’eau,
Et puis à moi, loin du rivage,
Qui saisis de leurs cris, l’écho.
Les vagues, de leur répertoire,
Ont sorti le chant sans pareil
De l’été qui farde l’ivoire
D’écumes, ivres de soleil.
Tiédeur exquise, si sereine,
Du miel d’un parfait soir d’été,
Qu’une brise douce parraine
De son voile chaud, régulier.
L'azur du ciel tourne abricot,
Sérénité horizontale,
Le jour s’en va, est bientôt clos,
Des oyats, il me désinstalle,
Laissant aux mouettes ce cadeau:
Le spectacle brûlant l’estran,
De la mer qui parfait, au trot,
Son doux concert pour estivants.
