Poème écrit par
Varech
Déserteur
Le vieux Léo est mort
tout doucement
Nous ne reverrons plus
sa casquette grise
ses épaules fragiles
son regard moqueur
son sourire édenté
sur les gencives roses
Il n'évoquait
ni Verdun
ni la Marne
Sa canne ne fût jamais
fusil ou baïonnette
Ses yeux n'étaient plissés
que de rires et chansons
Nous nous moquions alors
de ses extravagances
mais l'écoutions quand même
apprenions à rêver
et transformions
maison
église
école
en autant de jardins
à naître et à songer
Le vieux Léo est mort
Il avait fait son temps
Tous droits réservés © Poème posté le 06/07/2013 par Varech
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