Assis sur le tertre de pavés gris,
À l’ombre d’un arbre, où le silence bruisse,
La bise me lève un instant.
Une femme se jouant de l’air ondulant,
Remonte la gouaille rue du Mont Cenis
Pour le bonheur de gens ;
Sa jupe s’envole, léchant
La fraîcheur de sa cuisse
Et d’une caresse se plisse
La légèreté du temps.
Mon coeur bat pour ta bohême, Paris,
Dans des couleurs gouachées que j’esquisse
À la faveur d’antan.
