L’insensé
1
Il avait, devant toi, laissé choir son armure,
Blindé, se disait-il, d’avoir déjà vécu ;
Il se souvient combien ce mot t’avait déplu,
Et joua contre ce qui rend jeunesse mûre.
Devant tes yeux, il oublia siennes blessures
Et voulut, dépouillé, s’en remettre à toi, nu.
Jamais plus grande joie l’insensé ne connut ;
Se pouvait-il que tes baisers fussent morsures ?
Tu plantas dans le dos de l’être qui t’adore
Le venin, qui consume et ne tue, d’un poignard,
Le plongeant dans la nuit, au guet de ton aurore.
Se nécrose son cœur bien qu’ôté soit le dard ;
De son baiser au vent qui souffle aux commissures,
De ce mourir vivant, connais-tu la scissure ?
Blindé, se disait-il, d’avoir déjà vécu ;
Il se souvient combien ce mot t’avait déplu,
Et joua contre ce qui rend jeunesse mûre.
Devant tes yeux, il oublia siennes blessures
Et voulut, dépouillé, s’en remettre à toi, nu.
Jamais plus grande joie l’insensé ne connut ;
Se pouvait-il que tes baisers fussent morsures ?
Tu plantas dans le dos de l’être qui t’adore
Le venin, qui consume et ne tue, d’un poignard,
Le plongeant dans la nuit, au guet de ton aurore.
Se nécrose son cœur bien qu’ôté soit le dard ;
De son baiser au vent qui souffle aux commissures,
De ce mourir vivant, connais-tu la scissure ?
- 21/04/2013 -
